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Bourlon Wood et La Bataille de Cambrai
Source : En suivant les tanks de Philippe Gorzynski et Jean Luc Gibot
LA BATAILLE DE CAMBRAI 





 
 
BOURLON WOOD















                                LA BATAILLE DE CAMBRAI

Le choix du terrain 
Les limites latérales sont matérialisées par le canal du Nord et le canal de St Quentin 
La région de Cambrai n’a pas eu à subir beaucoup de bombardements, le terrain est praticable car non bouleversé par les trous d’obus, il constituera un terrain porteur pour les tanks. 
La zone d’attaque est accessible ce qui permettra d’acheminer facilement le matériel et les hommes.  
Les variations de relief sont peu importantes. La région bénéficie aussi de beaucoup de couverts qui permettront de masquer les préparatifs. 
Cambrai est un important nœud routier et une plaque tournante ferroviaire. Les allemands en ont fait une clef de voûte du ravitaillement de leur ligne de front. 
La ligne Hindenburg étant très fortifiée, elle permet à un petit nombre d’hommes de résister à d’importantes attaques. Le nombre d’ennemis sera donc réduit. 
 
 
L’effet de surprise. 
Il doit être apporté par différents éléments :  
Le choix de la date (l’entrée de l’hiver) ; le tank : utilisé en masse et comme fer de lance de la bataille ; l’artillerie qui n’utilisera plus l’ancienne méthode de l’encadrement pour détruire les positions ennemies mais utilisera des plans précis. Ceci étant complété par les repérages faits quotidiennement par l’aviation ; l’aviation effectuera repérages, bombardements, compte rendus de la situation sur le champ de bataille. 
 
 
Stratégie et Tactique 
Effectuer une percée rapide ; Prendre les ponts sur le canal de St Quentin ; Isoler Cambrai ; Prendre le bois de Bourlon. 
L’Artillerie : Etablira un barrage qui bondira de tranchées en tranchées calculé sur le temps de progression des tanks. 
Les Tanks ouvriront le terrain à l’infanterie et à la cavalerie en détruisant les réseaux de fils de fer barbelés et en réduisant les positions fortifiées 
L’Infanterie suivra les tanks de prés et occupera le terrain. Elle aura appris par cœur la carte des tranchées avant l’attaque. 
La Cavalerie contournera et isolera Cambrai en détruisant les carrefours, les voies ferrées et les communications. 
L’Aviation assurera la protection de l’espace aérien et l’attaque de l’ennemi au sol 
 

La préparation de la bataille  
Le secret : le lieu de la bataille n’est connu que par le strict minimum de personnes. 
Le camouflage : Des écrans de verdure sont réalisés pour masquer les travaux ; le travail se fait de nuit, les traces sont effacées et le terrain nivelé avant le jour pour que l’avion de reconnaissance allemand ne repère rien d’inhabituel. 
La préparation des routes : elles sont réparées et agrandies de nuit. Le travail fait est camouflé.  
Le logement des hommes : de nombreux hommes arrivent sur le front mais aucune tente supplémentaire n’est installée, ils s’entassent dans celles existantes. 
Les rumeurs : Au cas où des hommes seraient faits prisonniers on fait circuler la rumeur d’un départ prochain pour le front italien. 
Eviter les prisonniers : les postes avancés sont abandonnés. 
La cavalerie est dissimulée dans les vallées sous de vastes filets 
L’artillerie : les canons sont acheminés de nuit et sont camouflés, de même que les stocks de munitions, ils prendront place définitivement dans la nuit du 19 au 20 novembre. 
Les mitrailleurs prendront place durant la nuit du 19 au 20 novembre. Les cigarettes seront interdites pour éviter tout repérage. 
Les tanks, chargés sur les trains, et déchargés, de nuit, sont acheminés sous couverts. Au matin toute trace de leur passage doit avoir disparue. Ils sont dissimulés dans les bois d’Havrincourt, d’Essart, dans les ruines de Gouzeaucourt, à Villers Guislain.  
L’assistance médicale : le nombre du personnel augmente sensiblement et les plans d’évacuation des blessés sont préparés avec soin. Une section spéciale est crée pour déplacer les blessés sur le passage des tanks. 
 
 
Les forces en présence 
                                                    Les forces allemandes :  
Infanterie : 2e armée du Oberef General d. Kav. Von der Marwitz : Gruppe Caudry : XIIIe Corps d’armée (Württ) du général v. Watter 
(20 Landwehr division : generallt. V. Hanstein ; 54 Infanterie division : generallt. V. Watter ; 9 Reserve division : generallt. V. Kuczkowski) 
 
Artillerie : groupée derrière Flesquières, Graincourt et les hauteurs de Bonavis. 
(282e Régiment d’artillerie de campagne ; 108e Régiment d’artillerie de campagne ; 213e Régiment d’artillerie de campagne ; Unités automobiles de la Flak (artillerie antiaérienne) ) 
 
Les forces allemandes dans ce secteur très fortifié sont normalement réduites. En effet, les installations permettent à un petit nombre d’hommes de résister à de violentes attaques. 
De plus la proximité de Cambrai et de ses voies ferrées permet d’acheminer très rapidement des renforts. 
En 9 jours, 13 divisions d’infanterie et 600 petites unités spéciales arriveront par train. 
 
                                                   Les forces britanniques :  
Commandant en chef : Sir Douglas Haig 
 
Infanterie : 3e armée du général Sir Julian BYNG 
    - 4e corps du général Sir Charles Woolcombe  
(36e division irlandaise (Ulster) du major général Nugent ; 62e division (West Riding) du major général W.P. Braithwaite ; 51e division écossaise (Highland) du major général G.M. Harper) 
    - 3e corps du général Sir William Pulteney 
(6e division du major général T.O. Marden ; 29e division du major général Sir Beauvoir de Lisle ; 20e division (Light) du major général W. Douglas Smith ; 12e division (Eastern) du major général A.B. Scott) 
 
Artillerie : Artillerie Royal Field – Artillerie Royale – Brigadier H.H. Tudor 
 
Corps des mitrailleuses : Machin Gun corps équipé de mitrailleuse Vickers. 
 
Aviation : Royal Flying Corps : général de brigade Higgins 
Comportait 14 escadrons soit 275 ou 289 appareils selon les sources. Avions de reconnaissance, de combat et de bombardement. 
 
Cavalerie Royale : 5 divisions soit environ 25 000 chevaux. 
 
Tank Corps : Général de brigade Hughs Elles 
 
Autres divisions britanniques qui interviendront au cours de la bataille : 
56th division (1st London) ; 55th division (West Lancashire) ; 40th division ; Guards Division ; 2nd division ; 47th division (2nd London) ; 59th division (2nd North Midland) : 61st division (South Midland)  
 
 
 
                              BOURLON WOOD 
 
              20 novembre 1917 
 
4 h 30 : Les moteurs des tanks se mettent en marche 
6 h 10 : Les tanks s’ébranlent ; ils sont suivis, peu de temps après, par l’infanterie 
6 h 20 : L’artillerie commence à tirer sur les tranchées 
6 h 30 : Les sections de mitrailleuses avancent 
 
Les fils de fer de la ligne Hindenburg sont balayés. 
Les réseaux de tranchée sont franchis. 
Tanks, infanterie, artillerie, mitrailleuses, cavalerie, tous avancent en terrain ennemi. 
 
A la fin de la journee du 20 novembre : 
    - La ligne Hindenburg est franchie, l’avance est d’environ 8 km. 
    - Les villages de Graincourt, Anneux, Ribécourt, Marcoing, La Vacquerie, Banteux sont pris. 
    - Noyelles et Masnières ne sont que partiellement occupés  
    - Flesquières, bien que cerné et débordé, résiste toujours. Il ne sera pris que le lendemain.  
    - Sur les 378 chars de combats, 70 sont hors services (une cinquantaine détruits et les autres en panne). 
    - Le succès de la première journée est tel que les cloches sonneront en Angleterre. 
 
 
 
              21 novembre 1917 
Les tanks en état de combattre ont été regroupés pour former une force d’assaut. 
Le moulin de Quentin et le village de Fontaine Notre Dame sont pris. 
Masnières est à peu près sous contrôle. 
Mœuvres, village fortifié, reste aux mains des Allemands. 
Les Anglais piétinent au pied de la butte de Bourlon. 
 
Après deux jours de bataille le général Haig fait le bilan :  
     - Les Allemands ont maintenant eu le temps d’acheminer des renforts et de s’organiser. 
     - La butte de Bourlon n’est toujours pas prise 
Une alternative se pose : atteindre la butte de Bourlon où se retirer. Le général Haig décide de continuer. 
 
 
              22 novembre 1917 
La journée est consacrée au ravitaillement, au dépannage et au regroupement en prévision de l’attaque sur Bourlon prévue le 23. 
Mœuvres : Les britanniques sont bloqués devant le village,  
Masnières : Bien que la 29th division ait « fait le ménage » la veille, les tireurs embusqués ennemis sont toujours là. Les britanniques apprennent que le village est parcouru de tunnels. 
Fontaine Notre Dame : Contre-attaque allemande. La 51th division est attaquée par des troupes venant du bois de Bourlon et de la route de Cambrai au nord du village. Ils doivent se replier et abandonner le village. 
Bois de Bourlon : les britanniques piétinent toujours au pied du bois tandis que la défense allemande se renforce. La 40th division relève la 62th division en prévision de l’attaque qui doit avoir lieu sur Bourlon le lendemain. 
 
Les hommes sont épuisés, il n’y a pas de troupes en réserve et le ravitaillement n’arrive pas… les munitions font défaut sur tout le front. Les britanniques organisent leurs positions alors que la défense allemande se raidit. 
 
              23 novembre 1917 
L’effort est concentré sur le bois de Bourlon et Fontaine Notre Dame. 
Le reste du front est relativement calme. 
Fontaine Notre Dame, Bourlon et le bois de Bourlon : Les allemands qui avaient amenés des renforts étaient déterminés à tenir le village de Fontaine Notre Dame et étaient prêts à attaquer les tanks. Lorsqu’à 10h 30, l’attaque débute, avec 13 tanks, la lutte est féroce. Dans la journée, plusieurs fois le village de Fontaine change de mains, les tanks le reprennent à plusieurs reprises mais l’infanterie britannique en infériorité numérique ne peut le tenir. En fin de journée, le village de Fontaine est enfin aux mains des britanniques. 
Dans le bois de Bourlon la 3e division de la Garde Allemande arrive pour relever la 52e division allemande. 10 h 30, l’attaque commence soutenue par les tanks. La 40 th division (Gallois de Green Howards) se bat férocement. Certains britanniques de la 121e brigade qui avaient dirigés leur attaque vers le village de Bourlon atteignent la voie de chemin de fer et la tuilerie. Mais, encerclés par les troupes allemandes, ils ne peuvent tenir leurs positions. Dans le bois, le 19e Welch Fusilliers et le 12e South Wales Borderers subissent de violents bombardements de l’artillerie. 
Une seconde vague de tanks, arrivent de Flesquières en début d’après midi, 5 se dirigent vers le bois de Bourlon et 6 vers le village de Fontaine. Ils sont accueillis par une vague d’obus lourds… 
Une troisième vague de tanks (12) arrivent au crépuscule pour renouveler l’attaque précédente manquée. Les Allemands les attaquent à la grenade… 
Sur les 23 tanks partis lors des 2e et 3e vagues 11 sont détruits et seulement 6 rentreront. 
Durant la journée du 23 novembre, les britanniques tiennent le bois de Bourlon mais subissent un terrible tir de neutralisation. Toutes les troupes disponibles sont envoyées dans cet enfer. 
 
              24 novembre 1917 
Bourlon, bois de Bourlon et Fontaine Notre Dame. 
La canonnade et les bombardements n’ont pas cessé de la nuit. 
Une nouvelle attaque est prévue, à partir de midi, en direction de Fontaine et Bourlon qui doit être soutenue par une douzaine de tanks. 
MAIS, à 8 h 45, les troupes d’assaut allemandes attaquent. Les postes avancés de Fontaine sont repoussés. Dans le bois les britanniques tiennent bon. Devant cet acharnement, l’artillerie allemande met en place un tir de barrage qui contraint les britanniques à reculer de 300 m. 
Vers 11 h, l’attaque allemande reprend, le combat devient un violent corps à corps à l’arme blanche et à la grenade. 
12 tanks britanniques entrent dans Bourlon mais non suivis par l’infanterie, cinq d’entre eux restent sur le terrain. Finalement le 14th Highland infanterie arrive jusqu’à la voie de chemin de fer et consolide sa position tandis que le 12th Suffolk à sa gauche progresse dans le village puis est repoussé à sa position de départ en fin de journée. 
 
              25 novembre 1917 
Bourlon, bois de Bourlon et Fontaine Notre Dame. 
La 40 th division (Batams) dépeuplée par les combats précédents se retire. Elle a perdu en deux jours 172 officiers et 4 000 hommes. Les Guards montent en ligne dans la partie nord-est du bois. 
 
Conférence d’Etat major au château d’Havrincourt. Le général Byng et le général en chef Douglas Haig y participent. Haig donne son accord pour une ultime attaque le 27 novembre visant à prendre la crête de Bourlon. Ceci permettrait de capturer et tenir la meilleure ligne possible pour passer l’hiver. 
 
L’Etat major de la 2e armée allemande envoie des instructions préliminaires et le 27 novembre, à Le Cateau, le général Von des Marwitz, le prince Rupprecht et le général Ludendorf préparent la contre attaque. Le saillant britannique sera attaqué de part et d’autre (Bourlon à gauche et Banteux à droite) mais l’effort sera porté sur le coté droit. 
 
              26 novembre 1917 
Bourlon, bois de Bourlon et Fontaine Notre Dame. 
Les britanniques offrent une résistance acharnée aux Allemands. Les Guards Division, 12th division, 40th division, 47th division, 59th division et 61th division sont envoyés en renforts dans le secteur de Bourlon. Les deux divisions encadrant le front d’attaque (la 56th et la 55th) sont elles aussi sollicitées. 
Comme la veille, l’ignorance des positions réelles des Anglais dans le bois et dans le village de Bourlon empêche l’artillerie britannique d’entrer en action. 
 
Toute la journée est consacrée à réunir les moyens en artillerie et en tanks pour l’attaque du lendemain prévue à 6 h 20. 
 
              27 novembre 1917 
Bourlon, bois de Bourlon et Fontaine Notre Dame. 
Toute la nuit du 26 au 27, il a plu et la pluie s’est transformée en neige dans la matinée. 
Les Britanniques, dans l’ignorance des positions réelles des leurs, n’avaient pas bombardé le bois depuis deux jours. Les Allemands avaient mis à profit ce répit pour s’organiser. Ils avaient creusés des trous individuels dans le bois et avaient élevés des barricades dans les rues du village de Bourlon. 
Les allemands s’attendant à une attaque avec pilonné vers 6 h du matin les possibles zones de rassemblement. 
6 h 30, l’attaque britannique débute. L’artillerie commence par créer un écran de fumée face à Mœuvres, pilonne la carrière du bois de Bourlon puis effectue un barrage roulant de shrapnells et d’obus explosifs. 
14 tanks accompagnent l’attaque des Guards sur le village de Fontaine Notre Dame et la partie sud du bois de Bourlon. Ils sont accueillis par un contre barrage d’artillerie allemande et des mitrailleuses. 
20 autres tanks accompagnent la 62th Division dans l’attaque du village de Bourlon et de la partie nord bois. Les Yorks & Lancaster et les King’s Own (Yorkshire Light Infantry) 187e brigade de la 62th division doivent attaquer le village de Bourlon et le nettoyer. Les Duke of Wellington’s 186e brigade de la 62th division doivent, eux, pousser dans la partie nord du bois en gardant contact avec les Guards. Les tanks se heurtent aux barricades dressées par les Allemands et sont immobilisés, encerclés par les feux de l’artillerie et des mitrailleuses. 7 tanks seront touchés et immobilisés à l’ouest du village, certains sans dégâts importants, les Allemands s’empresseront de les récupérer. 
8 h 30, la 62 th division signale qu’elle a atteint la voie de chemin de fer à Bourlon, les Guards signalent qu’ils ont atteint tous leurs objectifs. 
Mais les Allemands beaucoup plus nombreux (en prévision de la contre attaque massive) repoussent tous les assauts et en fin de journée, les britanniques sont de retour à leur point de départ. 
Malgré tout, le bois de Bourlon reste aux mains des britanniques qui installent des réseaux de barbelés pour préserver leurs positions. 
 
              28 novembre 1917 
La situation générale reste bloquée. 
Le Haut Commandement britannique réorganise la zone conquise. Il se prépare à une bataille défensive, il ordonne le retrait des troupes vers des positions dominantes qui seront plus faciles à tenir et prépare la consolidation des lignes de résistance. 
 
              29 novembre 1917 
L’avance britannique atteint son maximum. 
Secteur droit :  
    - Mœuvres, le village de Bourlon, Fontaine Notre Dame et le bois de La Folie restent aux mains des Allemands. 
    - Le bois de Bourlon est aux mains des Britanniques. 
Secteur gauche :  
    - Rumilly, Crévecoeur, Les rues des Vignes restent aux mains des Allemands. 
    - Masnières, le bois Lalleau, Bonavis, La Vacquerie sont aux mains des Britanniques. 
 
              30 novembre 1917 
La contre-attaque allemande : Le général Von der Marwitz conçoit un plan d’encerclement du saillant formé par les IIIe et IVe corps d’armées britanniques. 
L’attaque débute à 7 h du matin dans un épais brouillard. 
       Secteur gauche :  
Depuis les tranchées face à Mœuvres, les britanniques observent à l’aube, des groupes d’hommes et des batteries d’artillerie qui dévalent les pentes du bois de Bourlon. Une puissante contre-attaque allemande a lieu. 
La bataille sur le front des 56th, 47th et 2th divisions britanniques fait rage jusqu’à 3 heures de l’après midi.  
Les Allemands ne réussissent qu’à reprendre la ligne de soutien de la ligne Hindenburg, la ligne principale reste aux mains des britanniques. 
Dans le secteur gauche, l’attaque est contenue. 
      Secteur droit :  
Les Allemands sont rassemblés le long du canal à Banteux. Au dernier moment, ils lancent des passerelles sur le canal pour permettrent aux renforts d’arriver. Ils attaquent en force le front de la 55th division. Un barrage d’interdiction de l’artillerie britannique les accueille. Les Allemands y répondent par un tir de barrage modéré pour ne pas éveiller les soupçons. Puis, le bombardement s’étend à tout le front, les villages de Gonnelieu, Gouzeaucourt et Villers Guislain sont bombardés. 
Les Gruppe Caudry et Busigny, renforcés par 8 divisions, attaquent le front des 55th, 12th, 29th, 20th et 6th divisions britanniques. L’attaque est soutenue par l’aviation (« des avions par douzaines ») volant très bas. Elle mitraille les hommes dans les tranchées et à découvert interdisant toute réorganisation.  
Les Allemands pénètrent les lignes britanniques et prennent Villers Guislain et Gouzeaucourt. Une bonne partie de l’infanterie britannique, épuisée par 10 jours de combats, est prise au piège. 
Les tanks et les Guards qui avaient quittés le front et se préparaient à aller au repos sont rappelés. Il faudra l’intervention de 34 tanks le matin, 20 l’après midi et des Guards pour reprendre Gouzeaucourt.  
Dans l’après-midi, le flot allemand est contenu. 
 
 
 
              1er décembre 1917 
L’objectif de la journée est clair : reconquérir le terrain perdu. 
      Secteur gauche (Mœuvres, Bourlon) :  
Les Britanniques tendent des fils pour empêcher les allemands de marcher directement vers leur tranchée (ancienne 2ème ligne de la position Hindenburg) qui bien sur ne fait pas face au bon coté pour le combat. Tout ceci se déroule sous les bombardements et les tirs de mitrailleuses et les pertes sont nombreuses. 
      Secteur droit (Gouzeaucourt, Gonnelieu, Villers Guislain) 
Une nouvelle fois les tanks entrent en action et contre attaquent. 
La poussée allemande sur Gouzeaucourt est rapidement anéantie. Villers Guislain et Gonnelieu sont attaqués en compagnie des Guards et des 4th et 5th Divisions de Cavalerie. Là aussi, la contre attaque allemande est anéantie. 
L’aviation est elle aussi devenue un précieux atout par les renseignements qu’elle apporte sur la situation et par ses attaques sur les troupes au sol. 
 
La poussée allemande sur le secteur gauche a affaibli le saillant. La nouvelle ligne de front passe au nord de Flesquières, en avant de Villers Guislain puis file jusqu’à Vendhuile. Il devient évident que le bois de Bourlon et le village de Fontaine Notre Dame doivent être abandonnés. 
 

              2 décembre – 7 décembre 1917 : Les derniers jours de la bataille
    - Nuit du 1er au 2 décembre : Masnières est évacué. 
    - 2 décembre : La 61th division relève les 12th et 20th dans le secteur de La Vacquerie où le combat fait rage. La 40th division a reconquis le terrain perdu dans le bois de Bourlon. La 51th division relève la 56th. 
    - 3 décembre : Une nouvelle attaque allemande dans le secteur gauche contraint les britanniques à abandonner la partie nord-est de Marcoing dans la nuit du 3 au 4. 
Le matin, le général en chef Douglas Haig rencontre le général Byng qui estime qu’il lui faudrait deux divisions de plus pour tenir la ligne Marcoing – Bourlon. Décision est prise de se tenir sur la ligne Hindenburg (ligne de soutien), position satisfaisante pour passer l’hiver. 
    - 4 décembre, 9 h 30 du matin. Ordre de repli. On abandonne Marcoing, le bois des Neuf, Noyelles, Cantaing, la butte du bois de Bourlon, Anneux et Graincourt. 
    - 7 décembre au matin : les britanniques sont sur leur ligne principale de résistance pour passer l’hiver. Le saillant a été réduit mais pas éliminé.