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Bois - Randonnée
Private Percival George WILLIAMS
N° 71968, Private (A/Corpl) Field Ambulance, R.A.M.C.
Merci à Mme Valérie Mitchell, petite fille de P. Williams pour les renseignements suivants. 
 




 
1. Percival George Williams 
P. Williams est né à Rotherhithe en 1885.  
Il se porte volontaire le 25 octobre 1915 à l’âge de 31 ans. Il est alors marié avec Rose Eliza et a deux enfants George Arthur et Ethel Edith. 
 
Après l’examen médical, il est affecté au R.A.M.C. (Corps Médical) en tant que brancardier. 
Il fait parti du 137e Field Ambulance (Ambulance de campagne) attaché à la 40th Division « The Bantams ». 
 
Il a gagné lors de la bataille, la médaille de la bravoure.  
Il sera démobilisé en 1919 et rejoindra sa femme et ses deux filles. 
 
 

               40 th Division The Bantams                                   Field Ambulance  














 
 
2. P. Williams et Bourlon Wood 
Le parcours de Percival Williams a été établi par sa petite fille Valérie Mitchell. 
 
Il arrive en France, au Havre, le 4 juin 1916. Cantonné dans un premier temps à Lucheaux, la 40th division marche ensuite jusqu’à Beaumetz-les-Cambrai où elle doit recevoir des ordres pour la prochaine bataille. 
P. Williams tombe malade en décembre 1916 et est admis à l’hôpital d’Abbeville. En janvier 1917, il est en convalescence à Cayeux. Il rejoint le camp de base du R.A.M.C., à Rouen, le 19 janvier et le 137e Field Ambulance le 23 janvier 1916. 
 
P. Williams et Bourlon Wood 
Le 22 novembre, la 40th division, alors à Havrincourt, reçoit l’ordre de relever la 62th en vue de l’attaque du bois de Bourlon le lendemain. 
Les routes sont tellement encombrées par les chariots, les camions, les voitures et les hommes que les Bantams mettront 15 heures pour parcourir les 16 kilomètres entre Havrincourt et Anneux. 
Partant d’Anneux, ils doivent progresser d’abord sur une longue pente d’environ 1000 mètres avant d’atteindre le bois. Tout ceci sous de terribles bombardements et les tirs de mitrailleuses.  
 
P. Williams se retrouve lui à Graincourt dans un RAP (Regimental Aid Post) ou au CP (Collecting Post). 
La ligne d’évacuation des blessés est opérationnelle le 23 à 9h30. L’attaque des tanks et de la 40th débute à 10h30. 
Les blessés commencent à arriver aussitôt et le flot reste ininterrompu jusqu’ à leur relève le 25-26 novembre. 
En raison de la configuration du terrain, il avait été impossible d’amener les voitures jusque dans le village et les brancardiers avaient une très longue distance à parcourir pour évacuer les blessés. Aussi, certains d’entre eux durent patienter du 24 à 11h30 jusqu’au 25 à minuit. Ceci dans des conditions terribles : ils attendaient dans des granges ouvertes à tout vent et il neigeait. 
 
Le 26 novembre : les Allemands, ayant repris Fontaine-Notre-Dame, avancent… Il est donc décidé que le poste de secours évacue Graincourt avec les blessés. 
P. Williams se porte volontaire pour rester aux cotés d’un soldat très sérieusement blessé et jugé intransportable. 
Mais, le blessé ne voulait pas « attendre d’être fait prisonniers par les Allemands, ou pire, d’être tué par eux ». Après quelques discussions entre le blessé et le brancardier, ils partent, P Williams portant le blessé. Ils suivirent probablement un chemin balisé qui longeait la route Cambrai Bapaume. Ils réussirent à rejoindre les lignes Alliées. 
Le blessé survécut et P. Williams et lui continuèrent à se voir régulièrement après la guerre. 
 
P. Williams obtint la Military Medal of Bravery (Médaille militaire de la Bravoure) pour son acte. Elle lui fut remise le 28 janvier 1919. 
Il est démobilisé le 22 janvier 1919 et il reçoit la British War Medal et la Victory Medal (Médaille de guerre britannique et médaille de la victoire) en 1921. 
Une copie de ces médailles seront remises à Jean-Luc Boyer, maire de Bourlon, lors des cérémonies organisées pour le 90ème anniversaire de la bataille de Cambrai le 26 novembre 2007. 
 
 
3. Les Bantams 
Par Valérie Mitchell 
Les « Bantams », littéralement « Coqs nains » : la division des « Petits coqs ». Elle était composée d’hommes de taille inférieure à la taille réglementaire de l’armée britannique. 
Durant deux jours (23 et 24), la 40th se bat férocement dans le village et le bois. Lorsqu’elle quitte la première ligne, le 25, elle a perdu 172 officiers et 4 017 hommes. Elle retrouvera la première ligne après un peu de repos. 
Après ces durs combats, en souvenir de Bourlon Wood, les Bantams rajouteront une feuille de chêne à leur emblème. 
Après la guerre, la division offrit au village le maître autel de l’église. Une plaque commémorant ce don se trouve dans la nef, à gauche de la porte principale. 
 
 
 
4. Field Ambulance : 
Par Valérie Mitchell 
Unité comprenant 241 hommes : médecins, brancardiers, cuisiniers,… 
Équipement : tentes, instruments chirurgicaux, médicaments, appareils, dressing, … 
Conçue dans l’idée d’une guerre mobile, elle dispose de ses propres chariots à chevaux ambulances et de voitures motorisées ambulances. 
A chaque division est attachée trois unités de Field Ambulance (Ambulance de campagne) autonomes. Lors des périodes de repos, chaque Field Ambulance est responsable du regroupement et du traitement de la brigade qu’elle suit. 
 
Organisation des secours lors d’une attaque 
Avant l’attaque :  
1/3 des effectifs du Field Ambulance préparent des chemins balisés par des drapeaux fléchés qui permettront aux blessés pouvant marcher de trouver leur chemin jusqu’au M.D.S. (Station Principale de « triage » des blessés). 
Durant l’attaque :  
Les blessés sont évacués suivant une organisation très précise. 
Sur le terrain, des brancardiers « ramassent » les blessés et aiguillent ceux qui peuvent encore marcher. 
Après l’attaque 
Des recherches sont effectuées sur le terrain afin de localiser les blessés restants, qu’ils soient allemands ou alliés. 
 
Citation de Mme Valérie Mitchell au sujet des brancardiers : 
“...did not carry weapons or ammunition. He witnessed the full horror of the wounded, the dead and the dying.” 
« … ils n'ont pas porté des armes ou des munitions. Ils étaient témoins de la pleine horreur du blessé, de la mort et des mourants »