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George William Burdett CLARE





 
 
1. George William Burdett CLARE 
 
Il est né à St Ives, comté d’Huntingdon, le 18 mai 1889. 
Plus tard il vécut à Chatteris dans le comté de Cambridge, au 12 Burnsfiel Street. Il quitta probablement l’école à l’âge de 12 ou 13 ans. Il y eut un autre fils dans la famille : C.E. Clare. 
George travailla durant une courte période avec un entrepreneur comme conducteur de charrette tirée par un poney avant de travailler chez un vétérinaire. 
Connu par certains sous le nom de Billy, Clare avait une très belle voix. On le réclamait très souvent pour qu’il offre ses services au chœur de l’église et lors des concerts locaux, y compris les Yeomanry smoking concerts. Il devint membre de la troupe de Chatteris de l’Imperial Yeomanry du comté de Bedford, dans laquelle il resta 8 ans.  
Sa principale fonction semble avoir été celle de valet d’écurie 
 
Le 29 janvier 1914, il signa un engagement dans la National Reserve. Il vécut avec ses grands parents dans une maison d’Anchor Street ; après sa mort, la rue porta son nom. Lorsque la guerre a éclaté, Clare s’engagea à nouveau. Il fut chargé de pourvoir l’armée en nouveaux chevaux.  
Finalement il rejoignit le 5th (Royal Irish) Lancers et mourut au champ d’honneur le 28 novembre 1917 
Son corps ne fut jamais retrouvé. Le nom de ce vaillant soldat figure sur le mémorial de Louverval. 
 
Tous ses frères d’armes furent d’accord pour donner la même cause de la mort du héros : un geste de dévouement, un acte de charité sublime. 
 
(D’après Gérald Glinddon : Cambrai 1917 – VCs of the first World War). 
 
2. Le 5th Royal Irish Lancers 

Le 5th Royal Irish Lancers était un régiment de Cavalerie de l’armée britannique formé en 1689. 
Lorsque la première guerre mondiale a débuté, ils firent partie du Corps expéditionnaire britannique. Leur action fut continuelle tout au long de la guerre. 
Dissous en 1922 en raison de la création de l'État libre d'Irlande, ils ont été fusionnées avec la 16th The Queen's Lancers pour devenir 16th/5th Queen's Royal Lancers. Régiment qui, lui aussi, a été amalgamé avec le 17th/21st Lancers pour former le Queen's Royal Lancers en 1993. 
 
3. Clare et Bourlon Wood 

Il acheva sa jeunesse et sa vie à Bourlon, le 28 novembre 1917 
 
Durant la soirée du 27 novembre 1917, le 5th Lancers arriva à Bourlon et établit son QG au château. Les Lancers relevèrent une compagnie de 27th West Yorkshire Regiment, de la 62nd Division. Ils occupèrent la ligne de soutien à environ150 yards au nord du bois.  
 
Le lendemain, 28 novembre, de nombreux avions ennemis survolèrent Bourlon à très basse altitude. Ce jour là, à 16 heures, les Lancers reçurent l’ordre de monter jusqu'à la ligne de front pour relever les hommes du Oxforshire Yeomanry. Dans les remous de la bataille des témoins ont pu suivre les traces du Lancer George William Burdett Clare jusqu'à sa mort.  
 
Aussi, le lieutenant colonel Cape a-t-il pu, dans une lettre adressée aux parents de la victime, relater les événements tragiques en insistant sur la remarquable et brillante activité, sur l’absolu dévouement de son soldat. 
 
 
« Votre fils fut détaché comme brancardier quand une partie de son régiment mit pied à terre pour occuper la première ligne de tranchées dans le bois de Bourlon. Pendant tout le temps que nos hommes furent là, les Allemands maintinrent le bombardement continu d’obus à gaz qui causèrent, je regrette de le dire, un certain nombre de victimes. Inlassablement votre fils s’exposa avec intrépidité aux obus, aux balles de fusils, de mitrailleuses pour soigner les blessés, les transporter jusqu’au poste de secours à quelques 500 Yards à l’arrière. A un moment donné, tous les soldats qui composaient une garnison d’un poste isolé à environ 150 Yards du flanc de notre position furent touchés. Votre fils quitta la tranchée principale où il était, traversa en courant la zone balayée par des projectiles de toutes sortes et il s’occupa de tous ces blessés. Puisqu’il était le seul valide ici, il assuma la mission de surveillance du poste en attendant que les secours se chargent de cette tache. Quand ils se présentèrent, votre fils transporta le blessé le plus sérieusement atteint (lance caporal Glascoe) en lieux sur, le plaça contre un arbre tombé. Puis il se mit en quête d’un brancard et d’une ambulance. Dès sont retour, il transporta le non-officier au poste de secours avec l’aide de ceux qu’il avait secourus. Arrivé là, il appris que les allemands avaient arrosé le bois d’obus à gaz. Comme le vent venait de cette direction, le gaz se propageait sur la hauteur et il constituait un grave danger : il risquait d’attendre les troupes de la première ligne. Votre fils, donc, à son retour du poste de secours, parcourut la première ligne, commença vers la droite et, en personne, avertit tous les postes sans aucune exception, le long de toute la ligne, du danger qu’ils encouraient. Ainsi il donna aux hommes amplement le temps de mettre le masque, ce qui permit de sauver de nombreuses vies. Durant le temps qu’il descendit la ligne, il était, tout le temps, complètement exposé aux obus, au tir des fusils et des mitrailleuses mais il réussit dans son entreprise sans être touché. 
Ce fut, hélas ! Quelques heures plus tard, qu’un obus explosa près de lui, le tuant sur le coup. 
Je suis sur que vous reconnaîtrez avec moi qu’une telle conduite mérite les plus grands honneurs. Je joins une copie d’une lettre que je reçus du général Greenly, le général commandant la 2nd Cavalry Division à laquelle appartient le régiment. J’espère que nos efforts pour obtenir la récompense la plus convoitée seront couronnés de succès et que vous pourrez la recevoir comme souvenir inoubliable du très vaillant soldat que fut votre fils. En tout cas, si nous échouons, sachez que la conduite de votre fils est un magnifique exemple, non seulement pour le régiment qui l’a connu mais aussi pour ceux qui entendirent parler de ses exploits. J’organise une cérémonie pour tout le régiment afin de lire à haute voix la lettre du général Greenly.» 
 
4. La Victoria Cross 
Elle lui fut décernée à titre posthume. 
Le 2 mars, ses parents qui vivaient à Plumstead, London, se présentèrent avec la médaille à Buckinggham Palace où ils furent reçus pas le roi. Celui-ci leur serra la main et leur dit : « Il est inutile de vous signaler que le suis désolé de ne pouvoir présenter ceci (il regardait la Victoria Cross) personnellement à votre fils. Je m’associe à votre douleur pour la perte de votre fils mais sachez qu’il est mort en vaillant soldat pour la défense de sa patrie. » 
« Alors, souligne le père de G.W.B. Clare, le roi m’offrit la Victoria Cross. A nouveau, il nous serra la main et nous nous retirâmes. Sa majesté était une personne tout à fait simple, elle nous parlait comme à des amis de sorte que nous éprouvâmes une sensation de fierté d’avoir un tel roi. » 
 
               2nd Division de Cavalerie                                     5th Royal Irish Lancer